Hugo Paysan.jpg

Publié le 28 Avril 2021

Découvrez notre équipe : Hugo Paysan

La nutrition joue un rôle clé dans la performance des dindes. Hugo Paysan, nutritionniste dinde, nous présente son rôle dans la nutrition pour les souches Hybrid Turkeys et le support technique de nos clients, et comment il cherche à relever les défis de l’aliment de demain.

Quel est votre parcours ?

J’ai fait une école d’ingénieur en agronomie, agroalimentaire et environnement à Lyon à l’ISARA, puis un double master en génétique et nutrition animale à l’Université de Poznan en Pologne. J’ai ensuite travaillé pour la supplémentation en additif, principalement dans le monde du ruminant. J’étais un support technique pour les équipes mais j’avais également un portefeuille client de suivi technique de fermes laitières ou de production de viande. Mon rôle était d’améliorer leur performance économique et technique.

Vous assurez le nouveau poste de nutritionniste dinde pour la région Europe Moyen Orient et Afrique. En quoi consiste-t-il ?

En effet, je suis le premier nutritionniste chez Hendrix Genetics pour l’activité dinde physiquement présent dans cette zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). J’ai beaucoup de chance d’avoir cette opportunité. D’une part, je travaille sur nos fermes internes sur la nutrition de nos animaux reproducteurs afin de permettre la meilleure expression du potentiel génétique. Je me concentre également sur nos différentes lignées au niveau pedigree et grands parentaux, qui ont tous des besoins nutritionnels différents. L’un de mes rôles est donc de comprendre les différents marchés et de formuler le meilleur aliment pour, in fine, sélectionner le meilleur animal pour répondre aux besoins de ces marchés.

D’autre part, j’ai un rôle de support technique pour nos dindes commerciales et reproductrices. Je soutiens nos équipes de ventes internes et nos clients pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs et les aider dans leur projet.

Comment êtes-vous arrivé chez Hendrix Genetics

La nutrition en dinde est un vrai challenge car c’est un animal qui possède des comportements alimentaires un peu particuliers. Ces défis sont surtout liés à la santé intestinale, à laquelle la dinde est très sensible. Et avec la réduction des antibiotiques, il est de plus en plus difficile d’obtenir une homogénéité des performances. Le point positif est que la souche que nous possédons chez Hybrid Turkeys a un gros avantage par rapport à la concurrence à ce niveau-là. Mais il faut aller plus loin, et je suis très positif par rapport aux nouvelles démarches et études sur des sujets tels que la microflore intestinale, le management de la protéine ou de la fibre dans l’aliment. En France, nous lançons beaucoup d’essais auxquels je participe et je suis très confiant.

Par ailleurs, la dinde est très sensible à son environnement, ce qui entraîne des différences de performances. Par exemple, nous sommes aujourd’hui encore très dépendants du soja, qui est économique et performant, mais aussi de la volatilité de ces prix. Mais il existe des alternatives tels que la farine ou l’huile d’insectes qui seront dans nos formules demain et qui réduiront cette dépendance. On voit également l’émergence de nouveaux logiciels de calculs pour les usines d’aliment, qui vont à la fois chercher l’optimum économique et de performance pour la partie technique, mais aussi calculer l’empreinte carbone des ingrédients utilisés. C’est très prometteur.

Quelles sont les connaissances ou compétences que vous apportez qui vous permettront d’apporter un support aux clients Hybrid et assurer leur succès ? 

Ayant été nutritionniste pour les ruminants pendant plusieurs années, c’est une façon de travailler très différente de celle des monogastriques, de la dinde. Je pense que c’est positif d’avoir cette ouverture d’esprit car, en regardant de près la technique de formulation, il existe des différences mais aussi des similitudes. J’étais également un nutritionniste de terrain pour une centaine de fermes en Europe, ce qui m’a appris à bien comprendre les objectifs de l’éleveur, ses attentes en fonction des marchés et des produits. Je pense que c’est un point fort pour le support de nos clients et l’expertise que l’on amène chez Hendrix Genetics. Je suis certes ‘vert’ dans la nutrition en volailles mais j’ai la chance d’avoir un support intensif de Dave Laurin, nutritionniste en dinde depuis 25 ans et consultant pour nous depuis 20 ans, qui m’aide à répondre le plus précisément possible aux demandes de nos clients.

Quelles sont les connaissances ou compétences que vous apportez qui contribueront à votre succès chez Hendrix Genetics ?

Je pense avoir de très bonnes compétences en vente et en négociation ainsi que le sens des affaires. Je suis quelqu’un d’enthousiaste, dynamique, organisé, sociable et je prends des initiatives, ce qui me permet de motiver et de diriger une équipe. De plus, je sais travailler calmement sous pression.

Que faites-vous pendant votre temps libre ? 

Pendant mon temps libre, j’aime faire du sport, quand les salles sont ouvertes, je joue au badminton. J’aime aussi beaucoup voyager, bien sûr quand cela est possible. Et une de mes passions peu connues est de faire des échanges de plantes rares tropicales, et notamment d’orchidées.

N'hésitez pas à contacter Hugo pour toute question ou conseil sur la nutrition de vos dindes !

Contacter Hugo Paysan

Articles associés

, by
Téléchargez notre guide d'outils pour fermes

Les éleveurs de dindes utilisent une vaste gamme d'outils et d'équipements pour entretenir leurs installations, respecter les protocoles appropriés et assurer le bien-être de leur troupeau.…

Notre expert vous répond : Dr. Dave Laurin nous parle de nutrition

Saviez-vous que l’aliment représente plus de 50% des coûts associés à l’élevage d’un lot de dindes ? Il n’est donc pas surprenant pour un éleveur d’étudier ce point afin de réduire ses coûts opératio…