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Publié le 4 Septembre 2019

Découvrez notre équipe : Guillaume Simonneau

En tant que Responsable de Production, l’objectif de Guillaume est de produire et fournir aux clients des produits adaptés à leurs besoins. Afin également de répondre aux défis de l’industrie de la dinde, il s’appuie sur son équipe, et ensemble, ils gèrent des projets pour améliorer la sélection et la production de dinde.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre expérience en agriculture et en génétique ?

Je suis issu d’une famille d’agriculteurs, mes grands-parents étaient agriculteurs en Vendée; et j’avais un certain nombre d’amis agriculteurs également. Je suis allé en lycée agricole et j’ai suivi ensuite un cursus d’ingénieur agricole. Lors de cette formation, je me suis plutôt orienté vers l’agroalimentaire. C’est en arrivant chez Hybrid que j’ai réellement débuté dans l’élevage et la génétique, après 6 ans d’expérience en agroalimentaire. Au-delà des domaines de la génétique et de l’agriculture, c’est vraiment le projet qui me plaisait. En effet, en 2012, Grelier venait d’être racheté par Hendrix Genetics. Il y avait donc une nouvelle équipe à construire, notamment sur le périmètre grand parental.

J’ai aussi été attiré par l’aspect international de l’entreprise par sa relation avec le Canada. Enfin, j’ai eu un très bon feeling avec Samuel Alain qui m’a recruté. J’ai commencé en étant responsable couvoir, puis 2 ans plus tard j’ai pris le poste de responsable de production, avec aussi la charge des élevages grands parentaux chez Hybrid.

Pour vous, quelle est la partie la plus enrichissante du travail dans l’industrie de la dinde ?

D’abord, la particularité dans cette industrie c’est que l’on travaille avec des animaux vivants et qu’on les vend. C’est vraiment cela qui est différent par rapport à mes expériences précédentes. Il y aussi beaucoup de challenges dans l’industrie de la dinde, c’est un marché relativement petit et il y a donc beaucoup de choses à faire. À l’époque quand nous avons commencé, nous étions dans une politique de conquête de marché puisque nous introduisions Hybrid en Europe. Maintenant, nous avons plutôt des challenges de concurrence, de défense de parts de marché. Ce sont donc deux approches différentes et les défis ne sont pas les mêmes, il faut s’adapter. C’est ça qui est intéressant.

De mon côté, j’ai plutôt une approche couvoir. C’est par là que j’ai commencé, et c’est ce qui me plaît le plus dans l’élevage avicole. Nous gérons le produit fini qui sera vendu aux clients, nous devons nous assurer de sa bonne qualité, et c’est le travail de toute l’équipe. Par ailleurs, l’industrie de la dinde est intéressante du fait que ce soit une longue chaîne de valeur, avec des cycles longs, de l’élevage de la dinde, à la ponte, à l’insémination. Toutes ces étapes sont liées. Et le résultat, qui est créé par tous les maillons de l’équipe, est ce que nous vendons à nos clients.

En tant que Responsable de Production, parlez-nous un peu de vos missions et projets.

Le responsable de production est le chef d’orchestre qui doit s’assurer que tout se passe bien sur l’ensemble de la filière, dans les élevages, lors de la ponte et au couvoir. Je dois faire en sorte que tout se déroule correctement à chaque étape de la production. Je gère un couvoir et 18 fermes de grands parentaux, pour un total de 100 personnes. Pour cela, il y a une grande partie relationnelle, avec le personnel de production et les techniciens. Cela demande beaucoup d’organisation.

À côté de ça, il y aussi la partie de gestion des coûts de production. Je dois veiller au fait de produire le bon produit au juste coût. Il faut aussi savoir voir plus loin que la situation actuelle, quels investissements seront nécessaires dans le futur. En effet, le marché et les besoins de nos clients évoluent, nous devons pouvoir anticiper les souches qui seront adaptées, aussi en termes de résultats techniques. C’est un travail que nous effectuons avec nos généticiens Hybrid au Canada.

Enfin, une autre partie de mes missions est la gestion de divers projets sur mon secteur. Actuellement, je m’occupe de la mise en service du nouveau complexe Pedigree pour l’Europe. Cela passe par la transformation de fermes existantes en un complexe Pedigree, où des animaux Pedigree seront suivis individuellement dans des conditions européennes.

Avec l’ouverture prochaine du nouveau complexe Pedigree en France, quels seront les avantages pour les éleveurs et nos clients ?

Aujourd’hui, l’ensemble de la sélection des souches Hybrid s’effectue au Canada. Demain, nous effectuerons une sélection qui sera plus appropriée à nos clients de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). En effet, nous serons spécialisés dans des souches qui correspondent au marché européen et à l’environnement de nos clients. Nous élèverons nos souches standard médium, mais également des dindes colorées telles que la Cartier. Nos données seront récoltées dans un contexte européen, puis utilisées par nos généticiens pour sélectionner au mieux nos dindes, et faire en sorte qu’elles soient performantes, aussi bien en Amérique qu’en Europe. L’objectif est bien d’avoir les mêmes conditions de sélection qu’au Canada. Ainsi, cela nous permettra de comparer les données d’animaux d’une même famille, de la sélection jusqu’à la distribution, nous permettant d’offrir un produit plus robuste.

La nouveauté sera le suivi à l’individu de l’efficacité alimentaire grâce à des stations aliment. Nous aurons un suivi avec des puces RFID qui nous indiqueront le comportement alimentaire de la dinde, à quel moment elle va se nourrir, à quel rythme et en quelle quantité. Ceci pour accélérer notre performance économique et être capable de sélectionner l’animal le plus efficace dans notre programme de sélection. Le nombre de mises en place total augmentera et au final l’effectif Pedigree sera plus important. Tout ceci va nous permettre d’accélérer les ajustements dans notre programme de sélection et de nous adapter encore plus rapidement aux évolutions du marché.

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Vue d'extérieur du nouveau complexe Pedigree

Quels sont les autres actions ou processus que vous pouvez mettre en place pour adapter la production aux besoins de l’industrie ?

À tous les niveaux de notre production, aussi bien en Pedigree, en grands parentaux, qu’en parentaux, nous essayons d’être au plus près des conditions d’élevage des produits commerciaux, des produits chair. Nous étudions les normes appliquées dans les élevages commerciaux afin de ne pas être en décalage par rapport à leur environnement. Par exemple, cela fait plusieurs années que nous travaillons sur les densités d’élevage et des programmes alimentaires se rapprochant de la chair, afin de sélectionner les animaux les plus performants dans ces conditions.

Par ailleurs, nous avons fortement augmenté la pression de sélection sur nos lignées mâles qui apportent les plus hauts rendements. Ainsi, depuis plus de 3 ans, nous pouvons garantir des produits de qualité supérieure à chaque génération puisque nous gardons uniquement les meilleurs animaux au niveau grand parental. De même, nous avons doublé notre pression de sélection au niveau parental. De cette façon, nous réduisons le cycle génétique et accélérons le progrès génétique de nos lignées. Par conséquent, nous pouvons satisfaire nos clients en leur fournissant un meilleur produit plus rapidement.

6. Durant votre carrière chez Hendrix Genetics, quelles ont été les personnes qui vous ont guidé ?

Chez Hendrix Genetics, la personne qui m’a le plus guidé, et qui le fait encore aujourd’hui est Samuel Alain, Directeur de Production chez Hybrid Turkeys. Au départ, c’est lui qui m’a recruté. Puis j’ai suivi son évolution puisque j’ai remplacé Samuel à chaque évolution de poste qu’il a effectuée. Bien que nous ayons la même formation, Samuel a travaillé toute sa vie dans l’aviculture, c’est donc lui qui m’a appris le métier que je ne connaissais pas avec mon expérience agroalimentaire. Aujourd’hui, quand j’ai des questions techniques c’est aussi à lui que je m’adresse. Nous nous entendons bien et nous avons la même philosophie de travail.

En dehors du travail, qu’aimez-vous faire, écouter, lire, regarder ?

J’ai 3 enfants en bas âge donc cela occupe déjà une grande partie de mon temps. À côté, je cours, je fais des marathons et semi-marathons. J’ai fait mon 1er marathon en 2017, et depuis c’est ça qui m’occupe le plus. J’aime beaucoup courir, cela me permet de penser à autre chose, de me relâcher. Cela fait du bien d’être seul et de pouvoir réfléchir tranquillement.